Sombres desseins

30 novembre 2008

Qu’il est plus facile de s’ouvrir lorsque la nuit tombe, bien à l’abri sous le couvert du silence d’un ciel sans étoiles, alors que les Autres dorment ou se cachent derrière les bien-pensants. Que cesse le vacarme de leurs vies.
Lucidité et terreurs enfantines. Les masques tombent. Chaleur des corps à cœurs, que fondent nos gangues glacées. Violence. Soumission. Révolte. Union.
Passions enchaînées.

L’esprit s’ouvre et les barrières que l’on s’érige s’effacent ; ponts entre les mondes, dons de Soi.
Que l’étincelle des feux sacrés nous embrasse et nous consume dans une Communion sans fin. Oubli. Repos. Pardon. Vivre ou dormir en toute connaissance de cause. Mais pleinement. Sans un regret, sans un regard en arrière. Ou seulement pour mesurer le chemin parcouru et s’en réjouir.
Besoin d’Absolu. Envie d’Ailleurs ; en ce lieu et en cet instant, et en tout autre.

Que les mots sont vains si tu ne me tends la main. Course folle avec le Destin.
Je n’ai pas toujours écouté ma conscience, faussée par la perte de l’innocence. Mais j’ai bien souvent fait passer les autres avant moi ; naïve. Enflammée. Entre deux eaux ; palette de gris lumineux.

On prépare Noël et on en oublie le sens. Hantée par les spectres des Noëls passés, il m’a fait le plus beau des présents.
Donner et recevoir ; se donner sans compter.

Tendre Baiser.


Soit. Sois !

29 novembre 2008

Écris moi ; décompose moi.
Décris moi ; recompose moi.
Récris toi ; compose moi.

Sois mon alpha.
Sois mon oméga.

Quelques lettres en accord majeur
Sur la partition de nos cœurs
Quelques notes de gamme mineure
Sur la toile de l’honneur
Une esquisse en couleurs
De ce que nous sommes de meilleurs

Sois le début et la fin
Le tout et le rien.

Soit.


“dé” ?

26 novembre 2008

Toujours en mode “dé”.

Comme déterminée. A en découdre.

Déconnez pas ; déguerpissez.

Si je lance les dés et que je tire deux six, je gagne quoi ?

Je défis le sort.

De toute façon, tout n’est que question de définition. Ou déraison.


Demain peut-être

24 novembre 2008

Mon blog semble avoir sa propre vie. A mon plus grand étonnement. Alors même que je n’ai pas envie d’écrire, que tout se bouscule dans ma tête, il a des lecteurs. Malgré moi. Il me rappelle à lui.

Quoi d’étonnant ? Les plus belles créations naissent des plus belles histoires. Ou des pires. Rien n’est pire que l’entre d’eux. Quand on a rien à dire. On a rien à donner.

High and Low ... I just can’t stop thinking.

What now? Whatever.

Je suis en mode “dé”. Démotivée. Déprimée peut-être. Fatiguée certainement. Dégouttée. Il me serait plus facile de me moquer de tout et de tous. Décalée.

Prête moi ton épaule, que je m’y repose
Viens au creux de mes seins, que je te réchauffe.

Les mots de trop. Alors que d’autres émois se rappellent à moi.

Partir. Loin. M’oublier. A l’autre bout du monde connu ou aux fins fonds de mon être.
M’offrir, en toute impudeur, ou laisser s’échapper mon autre moi ; mon côté sombre.

Demain peut-être.


Moment de poésie, ou presque …

31 octobre 2008

J’aime bien les personnages décalés. Voire déjantés. Après Gustave Parking, mon coup de cœur du moment, c’est William de Fly. Bon ok, c’est un sketch en particulier qui m’a fait bien marrer, mais du coup, j’en redemande.

Pour illustrer mon propos, j’ai repris le texte de sa chanson. Mais j’ai laissé des blancs, sinon ça ne serait pas drôle ; alors, on va voir qui a l’esprit mal tourné par ici …

“La première fois que je t’ai vue,
j’ai eu envie de te prendre le  _____
ça a été un grand bonheur
et ça rentrait comme dans  _____
Histoire d’amour qui glisse, qui ripe,
toi amoureuse pour une bonne  ______
c’est fort comme la pluie qui mouille
allez attrape moi les ______
Avec toi le temps recule
si je t’attrape je  ______
enfouie au fond de ma couchette
et de te prendre en  _____ “

En version intégrale, avec l’image et le son tant qu’à faire, c’est par ici.

Les instants de poésie comme ça, c’est rare.

Appréciez à sa juste valeur … ^^


Tempus fugit … à tire d’ailes d’acier

21 octobre 2008

Le sablier s’écoule. Inéluctablement.
Les grains s’égrainent un à un. Si fluides. Si lents.
Le temps qui file. Le temps qui coure. Le temps qui ne fait que passer.

Penser à le retourner. Ou non. Figer ces instants. Instantanés d’une vie.

La fileuse file les brins du destin.

Retrouver 10 ans après un ami perdu de vue. C’est prendre un raccourci vers le passé. Plier la carte du temps et relier ce qui est à ce qui fut. Se demander ce qu’on a fait de ces années. Aujourd’hui c’était hier. Séquence nostalgie. Mais pas de regrets. L’envie de retrouver ces moments d’insouciance.

Yes, Captain ! On ne s’était pas dit rendez-vous dans 10 ans. But you are my Phil forever. Cet étudiant délirant toujours prêt à faire la fête ; ce pilote d’hélicoptère de l’armée américaine, dont j’avais coiffé la casquette avec fierté. Smile.
Mais j’avais posé ma tête sur les genoux de ce Gallois au doux sourire …

Mais toute aussi fière aujourd’hui de le voir marié, avec deux blondinets qui lui ressemblent tant, que de le savoir “aircraft accident investigator, kind of like Army CSI” (ça jette, non ?).

Tempus fugit. Mais je le rattrape.
Facebook a du bon finalement.

Nouveau bond de 10 ans en arrière. L’adolescente timide en mode Top Gun attirée par l’idée de sortir avec un pilote de chasse.
Il m’a reconnue en tombant sur mon profil. Il m’a épatée sur ce coup là. Plutôt flattée aussi … forcément.
Mais je préférais (déjà ?) l’exotisme d’un Néerlandais, d’un Allemand ou d’un Anglais. Attrait pour les langues étrangères ou sans le savoir, militante pour l’Union Européenne ?

Il m’a rappelé ces vacances d’été en bord de mer ; étés d’explorations ; étés où j’oubliais la première de la classe. Ces étés de tous les dangers. Les joies du camping ****.

Mais la question reste entière. Prestige de l’uniforme ou l’envie de m’envoyer en l’air ?
Mais alors, pourquoi n’ai-je pas été séduite ? La tête dans les étoiles et les pieds sur terre ?
Bon. 3è essai : vous connaissez un pilote de fusée ? En mode propulsion directe au 7è ciel.
Please.


Intersaison intermédiaire

8 octobre 2008

Je veux un automne flamboyant. Qui se pare de rouges et d’or. D’oranges resplendissants.

Un automne qui sent bon les promenades en forêt, les feuilles qui crissent sous les pieds, les champignons. Les châtaignes que l’on fait griller au feu de bois.

Lorsque les jours raccourcissent mais que le soleil joue les rappels, ne cédant le pas qu’à regret.

Je dis non à la grisaille. Je dis non à l’humidité insidieuse. Mais je me glisse sous ma couette retrouvée avec délice.

Et après avoir résisté vainement, j’ai remis le chauffage en route. Hors de question d’avoir froid en sortant de ma douche. Même pas par principe.


Quatre minutes

2 octobre 2008

La promesse ? Un gâteau en 4 minutes.
Le plus difficile ? Suivre les instructions pour assembler le moule en carton.
Pré-requis ? Aucun talent. Micro-ondes indispensable.

Le chat s’approche du gâteau tout chaud et encore fumant à peine sorti du four et se lèche les babines.

“Hé, c’est un gâteau en quatre minutes, pas un “cat” minutes !” Et l’homme de repousser la bête.
“Matou minute, dégage !” Le chat insiste. L’homme ne lâche pas.

Le chat aura finalement les miettes. Chat heureux.
Puis de s’en détourner, vite désintéressé. Chat honnête. (chat a bon goût / chat difficile)

Le gâteau, c’était un quatre-quart au chocolat.

Je confirme la cuisson en 4 minutes au micro-ondes avec 0 préparation si ce n’est verser le sachet de préparation toute faite dans le moule. Même l’homme a pu le faire ; et a délégué la partie cuisson …
Côté quatre-quart, je cherche encore. Et je ne parle pas du chocolat.

Publicité alléchante : 1 - satisfaction personnelle : 0.

Se méfier de la publicité … l’homme est crédule. Il y a des choses qui se méritent ^^
Il me ramène quoi, la prochaine fois, mon squatteur préféré ? J’ai peur.


Groundhog Day

21 septembre 2008

Revivre la même journée, encore et encore.

Jusqu’à ce qu’elle soit parfaite.

Corriger mes erreurs, faire les meilleurs choix. Et réaliser mes rêves.

Un jour sans fin.

Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à changer.

Give me a Groundhog Day.


Interrogations. Hum … #11

21 septembre 2008

Je ne pense pas moins à lui. Je ne sais plus comment.
Lui dire ce qu’il sait déjà ; lui montrer ce qu’il ne connaît pas. Lui ouvrir mon âme comme je lui ai ouvert mes bras.
Je ne veux pas l’étouffer ; je ne veux pas le gêner. Je me retiens.

Il est toujours présent.

La réciproque n’est sans doute pas vraie. C’est le plus pesant.

Je suis trop sereine ; je suis trop calme. Je m’interroge.


La question à 1 euro

18 septembre 2008

“Mais … ça ne te manque pas, de ne pas avoir d’enfants ?”
Celle-là, on ne me l’avait pas faite depuis longtemps.
Non.
Attendez, que j’y réfléchisse … hmmm … c’est toujours non.
Je ne me sens ni diminuée, ni frustrée. Je n’ai pas le sentiment d’avoir manqué quelque chose, ou d’avoir échoué quelque part. Peut-être même le contraire.

“Ah, parce que tu y as réfléchi quand même ?”
(rmfl muet). Ben, oui. Quand même.

Question suivante ?

“Vous vous souvenez de tous vos partenaires ?”
Oui. Positivement. A 100%. Sans pouvoir mettre de dates précises, j’ai l’exacte chronologie en tête. Depuis le premier qui m’a embrassée sur la bouche …

“Et quand vous faites l’amour avec votre partenaire, ça vous arrive de penser à quelqu’un d’autre ?”
Ah, non, ça ne m’est jamais arrivé. Mais ça ne me choque pas. Les fantasmes …

S’en est suivi une discussion sur l’infertilité masculine …

Après quelques verres de vins, mes collègues de travail masculins (mariés avec enfants et > 45 ans) ont de fort intéressantes discussions.


Mal(ade)

11 septembre 2008

Je n’aime pas être malade. Perdre le contrôle de mon corps lorsque je ne l’ai pas choisi m’insupporte.

Je n’aime pas avoir mal. Si ce n’est pas moi qui m’inflige cette souffrance.

Je n’aime pas subir.

Et alors que je me dépêtrais de mes virus, il lui a suffit de quelques mots pour me les faire oublier, raviver le spectre d’autres tourments et me remettre à ma place.

J’ai mal. Au-delà de moi.

J’envie et je plains celle qu’il aime.
J’envie et je plains celle qui l’aime.

J’ai mal comme on est en manque.

Je suis mal(ade).


If the World could vote …

10 septembre 2008

Imaginez que vous puissiez voter pour le prochain Président des États-Unis (je suis sure que vous avez une petite idée de quel candidat vous choisiriez) …

Un rêve ?

Moi, j’ai voté : iftheworldcouldvote.com

Intéressant de voir qu’il y a déjà eu 24 647 votes venant de 118 pays …

Barack Obama 82% (20207 votes)
John McCain 18% (4440 votes)

Il sera encore plus intéressant de voir en Novembre comment les votes américains se répartiront. En attendant, les votes enregistrés suivent la majorité :

United States : 4213 votes.
Barack Obama = 80.4% / John McCain = 19.6%

A vous de jouer, représentez la France ! 10% des votes enregistrés sont français et donnent une écrasante majorité à Barack Obama :

France : 2597 votes.
Barack Obama = 92.8% / John McCain = 7.2%

Vous pouvez aussi rejoindre le groupe sur Facebook : If The World Coud Vote?

Go, Barack, go !


Aïe ! Hum … #10

8 septembre 2008

Certains matins je me lève et je constate, toute étonnée, que j’ai des bleus partout. Ou alors, un seul, énorme, bleu et violet à la fois, qui passe progressivement par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Certes, ça arrive. Mais le pire, c’est que je ne me rappelle pas m’être cognée quelque part …

Je ne crois pas non plus être somnambule, et toutes mes nuits ne sont pas si agitées …

Mystères de la vie.

Là, j’ai des bleus sur les bras, mais je sais pourquoi. Et je ne suis pas peu fière, surtout pour ça :

Jaloux ? ^^

A part ça, le concert au Café Coloré vendredi soir, c’était chouette ! On en a vu de toutes les couleurs … mais ils en parlent mieux que moi (même de dos) !


Magique ?

3 septembre 2008

Ah, oui … quand même. Je me demande si je n’ai pas un peu abusé, sur ce coup là.

Bah … non.

Quand je craque, je craque …